Dans le cadre de la clôture de l’initiative « L’Eau, un défi féminin », organisée en marge de la Journée internationale de la femme et de la Journée mondiale de l’eau, l’ONG Save Our Planet a tenu une conférence-débat en ligne sur le thème : « Accès à l’eau au Bénin : Enjeux et défis pour l’autonomisation de la femme ». Modérée par Maésarah Raoufou, responsable de la promotion du genre et de l’inclusion sociale à Save Our Planet, cette discussion a réuni deux expertes : Naomie Yabi, MSc en Gestion des ressources naturelles, et Aldina Noumagnan, Environnementaliste et Ingénieure Agronome Forestière.
L’eau, un fardeau quotidien pour les femmes béninoises
Au Bénin, l’accès à l’eau reste un défi quotidien, particulièrement pour les femmes. Dans de nombreuses localités, urbaines comme rurales, s’approvisionner en eau signifie parcourir de longues distances, souvent dans des conditions éprouvantes. « Le temps consacré à la recherche de l’eau est un frein à d’autres activités essentielles », souligne Naomie Yabi. Elle met en avant les conflits qui surviennent parfois entre populations autour des points d’eau et l’absence d’une gestion participative efficace.
Pour Aldina Noumagnan, la problématique de l’eau va bien au-delà de l’effort physique. « Le coût de l’eau varie énormément d’une localité à une autre, ce qui pèse lourdement sur les finances des familles, notamment des femmes qui ont souvent la charge de la gestion du foyer », explique-t-elle. Ce manque d’accès équitable affecte également l’éducation des filles, la santé et l’hygiène familiale, tout en réduisant les opportunités économiques des femmes.
Des solutions pour améliorer l’accès à l’eau
Face à ces constats alarmants, les expertes ont proposé plusieurs pistes d’action. Elles préconisent d’assurer une disponibilité suffisante d’eau potable pour toutes les communautés, de construire davantage de forages et de renforcer les réseaux de distribution pour réduire les distances et alléger la corvée d’approvisionnement, ainsi que de renforcer la sensibilisation et l’implication des populations afin d’améliorer la gestion et la préservation des ressources en eau. Les intervenantes ont toutefois salué les avancées réalisées ces dernières années, tout en rappelant la nécessité d’un engagement plus fort des autorités et des acteurs du développement pour garantir un accès durable et équitable à l’eau. L’eau est un droit fondamental. Son accès ne doit plus être un obstacle à l’épanouissement et à l’autonomisation des femmes.



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