Les 27 et 28 mars 2026, l’ONG SAVE OUR PLANET a organisé des séance de sensibilisation communautaire dans le cadre de son projet de Jardins Botaniques Communautaires pour la Conservation des Plantes Médicinales. Soutenu par Re Earth Initiative, ce projet vise à préserver la biodiversité floristique et les savoirs traditionnels liés aux plantes médicinales. Deux séances de sensibilisation communautaire ont été organisées respectivement à N’dali et à Tchatchou (commune de Tchaourou). Bilan : plus d’une centaine de participants mobilisés, des échanges riches et une dynamique locale lancée.

Les deux journées ont réuni un public diversifié et engagé : jeunes, femmes, agriculteurs, tradipraticiens et autorités locales ont répondu présents. Cette large participation témoigne de l’intérêt croissant des communautés rurales pour la protection de leur patrimoine naturel et sanitaire.

À N’dali comme à Tchatchou, les échanges ont été animés et constructifs. Les participants ont exprimé leur volonté de s’impliquer activement dans la création et la gestion des jardins botaniques communautaires.

Informer sur les menaces locales : pratiques agricoles, feux de brousse, urbanisation

L’un des objectifs majeurs de ces séances était de sensibiliser les populations à l’état de la biodiversité au Bénin et aux menaces qui pèsent sur elle. Les experts de SAVE OUR PLANET ont présenté les trois dangers principaux identifiés dans la région :

  • Les pratiques agricoles non durables (défrichements excessifs, usage de produits chimiques)
  • Les feux de brousse (destruction massive de la végétation et des habitats)
  • L’urbanisation galopante (artificialisation des sols, fragmentation des écosystèmes)

Ces informations ont permis de prendre conscience de l’urgence d’agir collectivement pour inverser la tendance.

Exposition de 30 espèces : reconnaissance visuelle et partage des savoirs traditionnels

Un temps fort de la sensibilisation a été l’exposition de 30 espèces de plantes identifiées dans le cadre du projet. Les participants ont pu observer, toucher et reconnaître visuellement ces plantes, grâce à des échantillons et des panneaux didactiques.

Les associations de tradipraticiens ont joué un rôle clé en partageant avec les populations les savoirs traditionnels (écologiques, médicinaux et spirituels) associés à chaque espèce. Ce transfert de connaissances entre générations et entre praticiens est au cœur de l’approche communautaire.

Cette diversité illustre la richesse du patrimoine floristique béninois et le potentiel thérapeutique encore largement méconnu.

Vers une dynamique durable pour la souveraineté sanitaire des communautés

Ces séances de sensibilisation ne sont qu’une première étape. Elles posent les bases d’une dynamique locale durable pour la préservation du patrimoine floristique et la souveraineté sanitaire des communautés. En effet, l’accès aux plantes médicinales est un enjeu de santé publique, particulièrement dans les zones rurales où les infrastructures médicales sont limitées.

Les prochaines étapes du projet, décisives, comprennent :

  • L’achèvement de l’aménagement des espaces réservés aux jardins botaniques
  • La clôture des sites pour les protéger
  • Le reboisement avec les espèces identifiées
  • Le renforcement des capacités des acteurs impliqués (tradipraticiens, comités de gestion, jeunes)

L’ONG SAVE OUR PLANET travaille en étroite collaboration avec les autorités locales et les communautés pour garantir la pérennité de ces jardins.

L’ONG SAVE OUR PLANET exprime sa profonde gratitude à l’ensemble des partenaires, autorités traditionnelles et participants pour leur engagement sans faille. Un merci particulier à Re Earth Initiative pour son soutien financier et technique, qui a rendu possible ce projet ambitieux.

« La mobilisation à N’dali et Tchatchou nous montre que les communautés sont prêtes à protéger leur biodiversité médicinale si on leur en donne les moyens et les connaissances. » – Megan Valère SOSSOU, Directeur Exécutif de SAVE OUR PLANET.

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